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  Association des Amis de la CCE

La Lettre N° 100

La Lettre N° 100

 

ECLAIRAGE

 

Préambule

 

La parution du n° 100 de La Lettre, son vingt-deuxième anniversaire, nous ont offert l’occasion d’observer les activités pérennes de notre Association, celles apparues au fil du temps et peut-être les disparues s’il en fut. Nous essayerons d’en faire émerger une réflexion plutôt qu’un bilan.

Une satisfaction à partager…

La première remarque de ce parcours rétrospectif est un sentiment de satisfaction. Eh oui, une fois n’est pas coutume, notre modestie dut elle en souffrir, en inspectant soigneusement ce que nous avons proposé, impulsé, fait, organisé, écrit, avec des moyens très modestes, mais dynamisme, nous pouvons être contents – allez osons, même fiers – du travail accompli.

Tout ceci fut possible grâce aux adhérents, abonnés, contributeurs, participants, amis, donnant leur temps, leur argent, pour que nous puissions fonctionner. Leurs commentaires ponctuels et surtout leurs approbations, permettaient, permettent, d’avancer, de réfléchir.

Les CA, Bureaux, Comités de rédaction, Commissions, etc. n’ont fait, hier comme aujourd’hui, que représenter les centaines d’Amis de la CCE, anciens, nouveaux – même ceux qui n’ont pas connu Louba ! – qui tiennent à cette structure tout autant que nous.

Un travail collectif

Pour cet arrêt sur image 2015, l’éclairage s’est réparti selon trois axes sous la direction de Janina Cohen :

Jeannine Mugnier a étudié les différents contextes sociaux et politiques entourant les associations juives depuis deux décennies, Valérie Stenay les grandes lignes des contenus des articles de La Lettre. Quant à moi, ce sont les activités de notre association, annoncées dans le journal, qu’il m’a été demandé de revoir au risque qu’articles et activités se recoupent…

Nous allons poursuivre, évidemment, essayant de mieux faire encore, stimulés par le plaisir que ce « retour sur activités » a procuré.

En ce temps si difficilement juif et laïque 5776, shana tova – a guit your, à tous pour continuer ensemble au moins jusqu’à cent-vingt ans !

Permanence et évolution de nos activités

depuis 1993 à travers les cent numéros

Un ensemble cohérent

En premier lieu, si les activités organisées sont toutes en lien avec nos profondes préoccupations, intérêt, sensibilité, elles étaient et sont le plus souvent le fruit d’opportunités, rencontres, actualité. Un événement, une sortie de livre, de film, une pièce de théâtre, un colloque ici ou là, le passage à Paris d’une personnalité intellectuelle, artistique, des problèmes politiques, sociaux, des propositions de membres du CA, des indignations ou approbations, nos moyens financiers, notre image longtemps superposée à celle de l’UJRE, etc.

Nous n’avons pas toujours été maîtres du planning ! Et tant mieux.

Certains thèmes abordés dans de nombreux articles n’ont pas forcément fait l’objet de soirées ou rencontres tels le féminisme – qui ne fut pas, avant l’influence de Jeannine Mugnier et moi-même, une préoccupation – la recherche historique, les vies juives dans le monde, etc.

Sans doute pouvons-nous considérer les travaux de rédaction et de recherche dans nos articles comme une activité en soi !

Tout ceci fut plutôt aisé jusqu’en janvier 2011 où le lieu historique transformé en logements sociaux et la grande salle A nous furent retirés, ne nous laissant qu’un petit local mal conçu au moment même où, à l’Hôtel de Ville de Paris, De la CCE à l’AACCE 1990-2010 réaffirmait ses objectifs et projetait le film Nous continuons ! Beau paradoxe.

Quatre axes majeurs :

historique, culturel, politique et sociétal

Sans surprise, nous pouvons affirmer que dans ces quatre groupes, allant du général aux particularismes juifs, s’insèrent à peu près toutes nos activités depuis 1993. Ces dernières peuvent appartenir à plusieurs à la fois – les angles d’approche étant variés – tels les enjeux mémoriels, l’histoire d’Israël, les fêtes juives, la transmission, etc.

Comme le souligne Valérie, dès les premiers numéros [cf. le n° 1 ci-joint] le cadre est posé.*

Principaux points d’intérêt, thèmes, sujets d’interrogation, de réflexion, de protestation ayant donné lieu à des activités, rencontres, soirées, sorties, etc.

Identité juive laïque diasporique a-religieuse, laïcité et alliances inter associatives

Si la laïcité française est une évidence de 93 à 2003 environ à l’AACCE, l’identité juive laïque est au cœur ses réflexions.

Pour preuve, le colloque de 95 Hier Juifs « progressistes » aujourd’hui Juifs… ? Les mariages mixtes 2000, la collaboration avec le Comité de liaison des associations juives laïques, les Assises du judaïsme laïque 2001, la Journée du judaïsme laïque 2002, le Forum du judaïsme laïque en France 2003. La nécessité d’alliances inter-associatives s’impose.

À partir de 2004, les menaces contre les principes laïques s’accentuent et les conceptions de la laïcité s’affrontent. Notre attention glisse progressivement vers elle. Philippe Lazar et Yan Cornevaux viennent en débattre.

Les grands sujets feront l’objet d’articles nombreux plus que d’activités, d’un n° 80 spécial.

Lancé en 2011, c’est le Rajel qui pose la question d’Un espace pour une identité juive laïque, met en 2012 La laïcité à l’épreuve des révolutions arabes et en 2014 s’interroge sur La laïcité aujourd’hui.

Front national, extrême droite et antiracisme, antisémitisme

Novembre 95 est organisée une soirée contre l’extrême droite et l’antisémitisme dans sa presse. Tous les numéros proposent une rubrique Actualité permanente contre l’extrême droite. Mai 97 Guy Konopnicki présente son ouvrage et les réseaux d’influence du FN.

Ce dernier est une préoccupation permanente et il ne fait aucun doute à l’époque que l’antisémitisme n’est lié qu’à l’extrême droite.

À partir de 2001, le simplisme n’est plus de mise. S’il y a des nazis sur le Net, l’année d’après Guy Konopnicki et Mouloud Aounit évoquent le retour (!) de l’antisémitisme pendant que la rubrique contre l’extrême droite devient celle des Droits de l’Homme.

En mars 2010 l’historien Michel Dreyfus vient nous parler de L’antisémitisme à gauche, ses positions sur deux siècles pendant que l’actualité nous démontre quotidiennement les nouveaux oripeaux antisionistes de l’antisémitisme.

Nous assisterons effarés les années suivantes à la réalité d’un axe vert, brun, rouge, bâti sur le dos des Juifs ainsi qu’à un courant d’opinion islamo-gauchiste bouillonnant.

Aujourd’hui des Mort aux Juifs sont hurlés dans les rues lors de manifestations, BDS se répand en nuisances. Meurtres, attentats, menacent les citoyens et des soldats protègent tant bien que mal les lieux juifs. Que de chemin parcouru !

En 2014 c’est à l’appel du Rajel que la montée des extrémismes en Europe et le succès du FN sont l’objet de débat.

Seconde Guerre mondiale, Shoah, résistances juives

Il est impossible de présenter toutes les activités répertoriées concernant ces sujets, partie intégrante de notre fonctionnement. Les camps, Auschwitz – un voyage a été organisé en 98 – les orphelins de la Shoah, la guerre, l’Église catholique, la collaboration, le procès Papon, la Résistance, les anciens résistants, les engagés volontaires juifs, le sport et les nazis, les Traces, plus récemment les Enfants cachés, les Justes, etc. ont fait l’objet d’invitations, de conférences, de débats.

À partir de 2009, le support DVD a facilité les projections de documentaires talentueux et bouleversants : Carnets de Mina, Ombres de cristal, Gare de la douleur, La Shoah par balles, L’absence pour mémoire, Nous étions des enfants, Pologne aller-retour, Les Justes de l’Isère…

Citons nos travaux essentiels :

1995 : exposition Patrick Bard sur les camps d’internement

1998 : colloque Sommes-nous les enfants d’Auschwitz ?, exposition Mémoires vives sur l’œuvre de Nathan Rappoport

2003 : exposition sur les résistances juives Pour leur dignité et pour la vôtre…

2006 : colloque Les Juifs ont résisté en France 40-45

2008 : réalisation du livre Les Juifs ont résisté en France 40-45

MRJ-MOI dont nous sommes membres fondateurs est créé en 2006.

Israël, Moyen-Orient

Israël fut et reste un thème de friction douloureux à l’AACCE même entre Juifs laïques de bonne compagnie ! Jusqu’en 2008, l’approche quasi exclusivement politique et les invités peu connus pour être des sympathisants froissèrent plus d’un adhérent et lecteur. Victor Haïm, Pierre Cleitman et d’autres nous le firent savoir et s’éloignèrent.

Janina Cohen devenue directrice de la rédaction de La Lettre, nous permit grâce à son ouverture d’esprit d’oser réaborder le sujet que nous évitions, avec des articles divers, historiques, sociaux, plus complets, aux opinions moins tranchées. La tolérance de Valérie Stenay y participa, celle de Suzon Pikorki de même. La parole était plus libre, plurielle, ce qui nous valut d’autres mécontentements !

Fin 2011 Frédéric Ancel et son Histoire du sionisme nous rappelèrent les fondamentaux.

Ni suppôts des extrémistes juifs, ni BDS, nous essayons de trouver des consensus respectables et sommes adhérents de JCall et La Paix maintenant.

Yiddish

Depuis la première soirée shtetl en 94, le domaine yiddish a fait l’objet d’intérêts profonds. Henri Minczélès, Itzhok Niborski, Charles Dobzynski ont animé des rencontres. Nous avons soutenu la création de la Maison de la Culture Yiddish en 2001, assisté, organisé des spectacles, concerts, cabaret, musique klezmer, chorale, participé depuis 2004 à la journée du yiddish et la journée des chorales juives en juin, aidé à la promotion des CD Oyfn Veg de Jean Golgevit en 2005, 2007, ainsi qu’au livre Le Gamin de la Krochmalne de Yankel Perelman, père de nos amis Guy et Loulou en 2014.  

Depuis sa création nous adhérons à l’association Yiddish sans Frontière et en 2013 nous avons été co-fondateurs du Collectif Pourim Shpil Unesco qui travaille à faire admettre le yiddish au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco.

Histoire juive, judéité

Évidemment, l’histoire – les histoires – juive fait partie de ce que nous voulons transmettre. Depuis mai 96 aux Origines des fêtes juives, seule Pourim fut honorée en 97, 2004, 2015.

Entre 2005 et 2009, l’Élément juif dans la musique, Les 3 exils des Juifs d’Algérie, les Juifs d’Europe de l’Est, Les Juifs et la Révolution enrichirent notre connaissance.

L’engagement citoyen des Juifs de France fut l’objet d’une exposition sur panneaux à la mairie du 3e et d’une conférence de Serge Wolikow dans le cadre du Festival des Cultures Juives de 2012 ; celui de 2013 projeta le film Madame Jacques sur la Croisette d’Emmanuel Finkiel. En 2014 l’éclairage historique concerna L’engagement des Juifs durant la Première Guerre mondiale et cette année Ellis Island

Notre participation plus importante depuis quatre ans à ce grand rendez-vous culturel proposé par le Fonds Social Juif Unifié dont nous sommes membre, a permis de nous faire mieux connaître du monde juif institutionnel.

2014 a vu aussi les projections de films documentaires Juifs et musulmans, Juifs d’Argentine. Sans oublier le Dictionnaire du judaïsme français d’A. Spire et J. Leselbaum

Une démarche d’ouverture qui n’en restera pas là…

Mémoire, commémorations, hommages

Sur le front de la mémoire, des commémorations, l’AACCE s’est manifestée, souvent associée à d’autres structures. Le souvenir du ghetto de Varsovie, sa résistance héroïque, ont été le plus honorés. Un voyage à Varsovie a même été organisé en 2003 pour le soixantième anniversaire ainsi qu’un déplacement au Mémorial de Caen.

Avec Régine Robin nous avons réfléchi sur la mémoire 2004, la transmission 2010 et Isabel Korolitski a étudié les effets de cette dernière en 2011.

Régulièrement nous accompagnons l’UEVACJEA, le Farband ou l’UJRE aux cérémonies.

Des hommages ont été rendus à ceux que nous admirons et respectons. Liés à l’histoire de la CCE : Louba 98, 2008, Daniel Darès 2012, Jean Lescot 2015 ou à d’autres causes : Elie Kagan 2001, Eddy Rosner, Janucz Korczak 2007, Joseph Epstein 2008, 2014 Paul Felenbock, les assassinés de Charlie hebdo 2015…

Communisme

Le communisme fut rarement un sujet d’activité privilégiée en tant que tel. Beaucoup d’adhérents ayant mis de la distance avec l’idéologie « d’avant » la prudence était de mise.

En 97, Les marxistes et la question juive d’Enzo Traverso, Les Juifs et communistes en France après 45 de Jacques Frémontier en 2000 alimentèrent des débats difficiles. Les Juifs et le communisme avec Guy Konopnicki et Serge Wolikow en 2008 mirent un terme aux controverses. L’essentiel était dit, nous passâmes à autre chose.

Immigration

L’année 2008 fut consacrée à l’immigration. Philippe Boukara nous enseigna l’histoire de l’immigration des Juifs d’Europe de l’Est en France.

Le débat politique sur l’identité nationale fut prétexte à rencontres avec M.C.Volovitch-Tavarès et Danièle Lochak. Une après-midi de janvier 2009 y fut consacrée rue de Paradis.

En 2015, lors du Festival des Cultures Juives, le thème Liberté chérie nous permit de projeter les films de Robert Bober et Michaël Prazan sur Ellis Island et l’exode des Juifs européens en Amérique.

Histoire de la CCE

Les Anciens de la CCE ont eu, durant ces deux décennies, de nombreuses occasions de se retrouver. En 95 parut un n° spécial Anciens.

La réalisation en 97-98 de l’Album de Famille, livre de photos des colonies, foyers, patronages en a ému plus d’un !

En 2002 ce fut le tour du Carnet de chants, un incontournable !

2008 : hommage à Louba au 14 et inauguration du premier Bouillon de Culture des anciens et amis de la CCE, véritable vivier de talents. Écrivains, auteurs, cinéastes, musiciens, gens de théâtre, comédiens, créateurs, scénaristes, universitaires, etc.

2009 : Retrouvailles du Roc et DVD du spectacle de David Lescot sur la CCE

2010 : Bouillon de Culture n°2

2011 : De la CCE à l’AACCE 65 ans à l’Hôtel de Ville de Paris et Adieu à la salle A

2012 : Projection du film de Jacky Fansten Les lendemains qui chantent, Bouillon de culture n° 3 et hommage à Daniel Darès avec un DVD d’extraits de sa vie.

2012 sera aussi l’occasion d’un émouvant voyage, Retour à Tarnos, piloté par Michel Sztulzaft, suivi d’un DVD et la réalisation d’une exposition.

2013 : Bouillon de Culture n°4, le passé dépassé

Sans oublier les témoignages qui rythment la Lettre et divers livres de mémoire.       

L’Humour incontournable

Toujours présent malgré la gravité récurrente, il est indissociable de notre mode d’expression.

Witz, articles, dessins, textes de Guy Perelman, Pierre Cleitman plusieurs années durant, parution du CD 2004, du DVD witz 2008, édition des Petites nouvelles du Yiddisland et autres michigasses, conférence de Charles Smrodiny 2010 et le célèbre rendez-vous annuel du Grand prix international du witz né en avril 95 – merci Jo – âgé de vingt ans, devenu Soirée witz puis Brunch witz.

De talentueux animateurs, Jean Lescot, Daniel Klapisz, Daniel Goldenberg, David Kurc, Charles Smrodiny, Jo Kastersztein et d’autres, ont encadré les nombreux amis aimant raconter.

Les Fêtes

D’été, de printemps, d’automne, d’hiver, sur une péniche, en Ile-de-France, en province, en Belgique, en gites, en château, en rallye, au Slow-club, déguisée en Boum du millénaire… de 93 à 2005, les Fêtes furent annuelles, extérieures, fleurant bon les colos.

Le crapahutage et le sac à dos finirent par lasser, user nos lombaires. Les fêtes changèrent d’allure, s’organisèrent autour de repas russe, argentin, israélien, polonais avec musique d’ambiance !

À partir de 2008, les Bouillons de culture, Retrouvailles du Roc, Fête des associations juives, repas et brunchs divers ont évincé l’attrait rural ; certains ne s’en plaignent pas vraiment !

Les repas

La nourriture se fit discrète les premières années lors des activités. Point de ripailles particulières jusqu’au Repas du siècle en décembre 1999 suivi de trois concours de cuisine yiddish à gros succès 2001, 2005, 2009…

Aujourd’hui beaucoup de rencontres sont clôturées par des buffets ou apéritifs dînatoires. Le « repas tradi hareng/cornichon » ou bouillon-kreplers, bortch, goulash, tend à devenir institutionnel pour notre plus grand plaisir gustatif grâce aux talents hérités de leurs mères de nos cookers… 

Merci à Adèle et Christian Nicolas, Renée Herr, Suzon Pikorki tendance mères juives :

- Ah, t’as rien mongé !

et à tou(te)s ce(lles)ux qui s’activent dans leurs cuisines pour que la convivialité demeure.

Cinéma, musique, expositions, théâtre

La musique, le cinéma, ont alimenté nos rencontres au fil des opportunités ou de l’actualité.

Grâce à Monique Kreps, à sa passion culturelle et artistique, la liste des expositions proposées est longue ! Souvent au MAHJ, au Mémorial, au musée de l’Immigration, mais aussi à l’Orangerie, musée d’Art moderne, quai Branly ou Camondo, les sujets concernent les histoires juives ou n’en sont pas loin…

Le théâtre revêt une importance particulière à l’AACCE, héritée du passé. Pas une saison sans une ou plusieurs pièces !

Nos auteurs maison Jean-Claude Grumberg, Gabriel Garran, Robert Bober, David Lescot ont leurs groupies. Du temps de la direction du théâtre Antoine par Daniel Darès, nous sommes venus à plusieurs reprises assister aux spectacles. Comme pour Victor Haïm, Philippe Ogouz, Yasmina Reza, Pierre Cleitman, F. Bruckner, etc.

En 2005 l’antisémitisme au théâtre n’eut plus de secret pour Chantal Meyer-Plantureux entourée de R.Bober, G.Garran, JC.Grumberg, V.Haïm

Au 14 plusieurs pièces furent jouées dont Rose de Perrine Moran.

En 2014, 2015 variations dans les choix : Igishanga, Klesoudra, L’histoire enchantée du petit Juif à roulettes et La classe morte de Tadeusz Kantor…

Littérature

L’écriture, le livre, la lecture tiennent une place centrale dans nos échanges.

Entre 99 et 2014, des anciens des colos : Robert Bober, Boris Cyrulnik, Dante Desarthe, Régine Robin, Dominique Laury, Guy Konopnicki, Serge Bianchi, Daniel Goldenberg, Jean Lescot, Henri Raczymow, Claude Gutman, Ivan Jablonka, Béatrice Courraud, Claude Wacjman, Anne Gorouben, Gabriel Garran, furent invités et mis à l’honneur.

Les rendez-vous du 14, Bouillons de culture et autres occasions permettent de braquer le projecteur sur ceux que nous aimons.

Nous ne pouvons qu’ouvrir la porte à d’autres producteurs culturels

Si catégoriser n’est pas un exercice totalement satisfaisant que pouvons-nous conclure après ce long développement ?

En premier lieu que nous nous portons plutôt bien à vingt-deux ans passés !

Nos trois président(e)s Jo Kastersztein 1993-2007, Valérie Stenay 2007-2014, Suzon Pikorki aujourd’hui, aidés de leurs équipes, ont su maintenir la cohésion du groupe tout en imprimant leurs marques et leurs priorités. Cela induit une certaine pérennité de ces dernières.

Mais aussi, le monde a changé. Drames, danger, ont réapparus et obligatoirement nous changeons aussi d’analyses, de regards, de jugements.

La Lettre doucement s’ouvre au monde dans lequel les Juifs, laïques ou non, sont menacés.

Le temps est à l’union entre structures associatives, toutes en ont conscience. Et ce qui paraissait si compliqué « avant » fonctionne bien.

L’institutionnalisation démontrée par Jeannine a finalement allégé nos charges morales ; nous voyageons plus léger

En effet, par l’entremise de La Paix maintenant, JCall, le Rajel, s’expriment les réactions politiques.

MRJ-MOI nous allège de tout ce qui a trait à la mémoire historique résistante, nous travaillons ensemble à la création du musée virtuel et à l’Espace mémoire du 14.

Le yiddish, langue et culture, a une Maison et même trois avec le Centre Medem et les Cahiers yiddish du Cercle Bernard Lazare. La transmission est assurée. Leurs chorales nous accueillent, nous chantons ensemble.

Yiddish sans Frontière et sa vingtaine d’associations adhérentes, le FSJU et le Festival des Cultures Juives, le Collectif Pourim Shpil Unesco nous offrent des occasions de visibilité.

Parcourant à notre façon la plupart des champs de réflexion des diverses organisations juives, il nous reste à mener à bien cette Histoire spécifique de la CCE, un des objectifs majeurs de notre association, afin d’accomplir cet indispensable travail de mémoire et de transmission.

2015, 2016 y seront consacrés et le lancement de ce chantier aura lieu le samedi 21 novembre à la mairie du 10e. [cf. annonce] Nous vous y invitons.

L’AACCE continue, nous continuons ensemble…

Christiane Galili

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