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  Association des Amis de la CCE

La Lettre N° 103

La Lettre N° 103

ECLAIRAGE

Notre anniversaire

 

Depuis le temps que nous en parlions, nous sommes passés à l’action samedi 16 janvier. La fête du 70e anniversaire de la création de la CCE est la première pierre de notre projet : Il était une fois la CCE.

Le décor

Ce samedi, dans la grande salle des fêtes de la mairie du 10e, nous avons vu arriver des visages, certains un peu oubliés, d’autres un peu vieillis…

- Tu me reconnais? Tu étais où en 1955 ?

Les discussions allaient bon train entre les participants qui avaient lentement pris place sur les quelque deux-cents chaises.

La surprise 

Le brouhaha inévitable des retrouvailles fut interrompu par les trois coups : le grand rideau rouge de la scène s’ouvrit sur David Lescot qui pour l’événement, avait mis entre parenthèses une de ses répétitions au Théâtre du Vieux Colombier.

Il est venu nous dire un extrait de La Commission Centrale de l’Enfance – Molière 2009 de la révélation théâtrale masculine – en égrainant la liste de toutes les colos de la CCE, puis racontant comment le petit garçon de dix ans qu’il était s’est promené en slip et tricot de corps rouges toute une journée pour représenter l’Amérique aux Olympiades de 1980… au Château du Roc !

La présentation

Après la surprise David Lescot, j’ai, avec Michel Sztulzaft un de mes deux vice-présidents, ouvert officiellement l’après-midi. Nous avions décidé de ne pas faire le traditionnel discours, mais de raconter, sous la forme d’un dialogue, ma vie, qui se confond si bien avec celle de la CCE.

J’ai donc énuméré les principales bornes : de ma naissance en 1944 à Livry-Gargan, lieu à propos duquel Michel évoqua son passage dans les foyers, à ma rencontre avec le père de mes enfants devant le 14 à 14 h, un 14 juillet, veille du départ pour le camp d’ados du Roc. Et puis la vie : mes enfants qui prennent le relais avec eux aussi 2 à 3 colos par an…

En conclusion de cette ouverture, Michel et moi avons annoncé le démarrage officiel de notre projet Il était une fois la CCE, projet soutenu et aidé par deux historiens émérites de l’Université : Michel Dreyfus et Serge Bianchi. Ce dernier, ancien de la CCE, est le fils de la dirigeante Sonia Bianchi.

L’interview

Une émouvante interview vidéo de Paulette Sarcey évoqua son retour des camps et avec le sourire elle rappela comment, sans aucune formation, elle proposa dès 1945 ses services à la CCE et Louba. Après l’enfer d’Auschwitz, ce dont elle avait envie et pouvait faire, c’était de câliner des enfants et leur chanter des comptines.

Les séquences : Je me souviens qu’à la CCE…

Ce fut le tour des Anciens des maisons d’enfants, car ce sont eux qui, historiquement, furent les premiers bénéficiaires de la CCE naissante.

Rosette Benière put dire en conclusion de son témoignage : J’ai eu de la chance dans mon malheur, j’ai été heureuse à la CCE. 

Annette Kantor, fille de Mila et Felix les directeurs de la maison d’enfants d’Aix-les-Bains raconta son empathie avec ses sœurs et frères de lait.

Samy Boski s’est souvenu de son premier jour à Montreuil avec l’apprentissage de la liberté et de la responsabilité. C’est, a-t-il dit, ce que la CCE lui a appris.

Michel Sztulzaft était jeune enfant des foyers ; ses souvenirs portaient plus sur les colos. Il n’avait pas envie de se mêler aux autres enfants, mais voulait rester avec sa fratrie  des Maisons.

Des deux autres séquences, nous ne ferons que rappeler les noms des participants :

Robert Bober, Gabriel Garran, Alex Gromb, Bernard Szobad, Georges Wajs pour la première, Jo Kastersztein, Guy Konopnicki, Francine Palant, Laurent Sablic pour la seconde.

Le casting de tous ces témoins est déjà une bonne bande-annonce de ce que sera l’ouvrage que nous préparons… et dont nous espérons la sortie pour fin 2017.

Et l’on chanta…

Entre tous ces souvenirs qui commençaient par : Je me souviens qu’à la CCE, nous avons retrouvé les chansons de notre jeunesse accompagnées par Pierre et Judith Wekstein et Fred Manoukian.

Tout se passait merveilleusement bien jusqu’au moment où regardant l’heure et les gros yeux que nous faisait l’appariteur de la mairie, il fallut se rendre à l’évidence, le dernier épisode – celui de la dernière génération de la CCE – ne pourrait se tenir.

La frustration, les regrets

C’est presque sous les huées que nous avons décidé de nous arrêter pour laisser la place à la merveilleuse Fanfare Klezmer d’Ile de France et au super buffet des Amis de la CCE.

Parce que les souvenirs des dernières années de la CCE sont aussi importants pour l’histoire que les premières, vous trouverez dans ce numéro un cahier spécial des interventions de ce que les jeunes n’ont pu nous raconter le 16 janvier.

Il nous reste un seul regret : seulement 52 bougies sur les 70 prévues ont été soufflées le 16 janvier, les 18 dernières sont encore sur le gâteau !

 

Suzon Pikorki

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