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  Association des Amis de la CCE

Il était une fois la CCE

Son histoire, notre histoire

 

À notre demande, Serge Bianchi, historien responsable avec Michel Dreyfus de la réalisation d’un ouvrage sur la Commission Centrale de l’Enfance, a bien voulu nous communiquer les grandes lignes du projet en préparation à partir de sources multiples : ouvrages et colloques d’historiens, témoignages, entretiens, revues de mémoires, dossiers du Mémorial, du Musée de la Résistance, archives de la CCE, des foyers, des colonies…

Nous l’en remercions chaleureusement.

 

Les origines de la CCE

Afin de replacer les origines de la CCE dans leur contexte, de montrer ses caractères spécifiques parmi d’autres organisations juives de l’après-guerre, il s’agira d’abord de remonter un peu le temps de l’Histoire et d’étudier les populations émigrées entre les deux guerres.

En 1940, près de 280 000 Juifs en France sont séparés par les origines, les histoires, les traditions, les coutumes : le terreau de la future CCE.

Ces migrants viennent des pays de l’Est de l’Europe, mais aussi des pays du sud de la Méditerranée.

Les lieux de départ, les motivations puis l’arrivée en France, les foyers, les familles, les obstacles, les professions, la vie culturelle, associative, le militantisme… nécessiteront divers éclairages.

La guerre

La vie, la survie, les destins individuels et collectifs, les activités de résistance mèneront naturellement à la question des enfants, aux actions collectives et personnelles, aux associations prenant en charge le sauvetage de ces enfants.

Après-guerre et la création de la CCE

Le premier congrès de l’UJRE, salle de la Chimie, sera le point de départ de la CCE…

Les locaux, les missions, les œuvres, les dirigeants, les animateurs, les réseaux de solidarité, les subventions, les organisations proches, seront rappelés.

L’étude de la gestion des Maisons d’enfants puis plus tard celle des patronages et des colonies de vacances, de la pédagogie, du fonctionnement, des animateurs, éducateurs, des activités rattachées, kermesses, manifestations de mémoire, collectes de fonds, montreront les orientations de la CCE ; tout autant que les problèmes internes et externes dès 1946 puis au cours des années 60.

L’évolution verra les scissions, les mémoires contrastées, conséquences des positionnements politiques…

Peut-être alors les historiens auront-ils démontré une culture et des valeurs spécifiques de la CCE en les mettant en perspective avec d’autres associations comparables.

L’héritage

La mémoire, ses manifestations, les héritages, témoigneront de l’importance, de la nécessité de l’ouvrage, du travail de mémoire, du devoir d’Histoire, de la confrontation et du dialogue de ceux qui se déclarent les héritiers de la Commission Centrale de l’Enfance.

 

Serge Bianchi

septembre 2016


 

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